Jack(L)in the box

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Extrait du programme
Lorsque Jeroen Verbruggen se plonge dans le répertoire des Ballets Russes, la création de Balanchine « Jack in the box » retient immédiatement son attention. Ce n’est pas tant le thème original, trois jeunes ballerines évoluant autour d’un pantin, que l’impression de malaise qui s’en dégage, qui pique sa curiosité. Les quelques recherches qu’il effectue sur l’histoire de ce jouet pour enfants confirment ses soupçons. Ce petit diable, ou clown, jaillissant d’une boîte a souvent servi à caricaturer des hommes politiques réputés pour leur esprit machiavélique. Diaghilev n’en n’etant certes pas dépourvu, Jeroen Verbruggen se concentre dès lors sur le versant obscur du Jack in the Box et plus largement sur les rapports humains inavouables qui ont accompagné les créations à succes des Ballets Russes. Le résultat de cette réflexion prend ici la forme d’un solo sombre, physique et intrigant oû l’ esthétique naît d’un travail de dégradation du Beau et du Bien, axe de travail priviligié de Jeroen Verbruggen. Une jeune danseuse se retrouve ici prisonnière à l’intérieur d’une boîte emplie de pièges à la fois délectables et terribles – l’ambition, la séduction, la reconnaissance… Souffrant dans l’attente jouissive et douloureuse d’un possible succès, la danseuse expérimente la part d’ombre de la Création qui, sans concessions ni retour possible, lui demande jusqu’oû elle est prête à aller pour réussir.

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